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Mesdames, ou plutôt messieurs, vous connaissez tous la marque Nickel. Cette même marque de beauté pour les hommes qui a lancé sa gamme bio l'an passé " Nickel Bio" (tout simplement), et bien que vois-je ? les produits Nickel Bio sont mixtes, à destination des hommes comme des femmes. Coup de chapeau à Nickel pour ce double virage, mais est ce que ça marche ?? Je sais pas vous les filles mais j'aurais beaucoup de mal à acheter des produits d'une marque dont l'image est fortement '"mâle", c'est comme porter le parfum de son Jules ou utiliser son gel douche, c'est amusant une fois mais de là à s'en acheter pour soi... Autre approche, qui me paraît plus perspicace, Jules s'achète le nouveau soin Nickel Bio parce qu'il a envie de prendre soin de lui de manière plus naturelle et qu'il a bien entendu vos arguments de green addict. Hop vous découvrez le nouveau venu dans votre salle de bain, vous voyez "mixte", la curiosité prend le dessus : est ce que ce qui est bon pour Jules est bon pour moi ? Bref, et vous piquez vous les produits de votre chéri ? Seriez-vous tentée par un produit qui véhicule une image masculine ? Juste pour l'info, les produits Nickel : - c'est une gamme qui prend la forme de "rituel" anti-fatigue, parce que les hommes aussi aiment aller se faire chouchouter dans les instituts et sont sensibles au vocabulaire tendance spa
- trois soins : l'exfoliant, l'hydratant et le contour des yeux
- entre 21 et 24 % d'ingrédients biologiques
- des actifs très "verts" bambou, lin et aloe vera, bio bien entendu
- un packaging anis qui rappelle les vertes prairies
- et un sous titre de gamme qui se veut dynamique comme ce qui cible les hommes en général "Green Boost"

Après des semaines d'absence, je reviens... un bon break pour attaquer la rentrée ! En général l'actualité des marques est assez pauvre durant l'été, période plutôt calme pour les lancements (ce qui me déculpabilise un petit peu d'avoir lâché la barque aussi longtemps!)Donc pour commencer une petite news : Melvita qui avait ouvert sa première boutique cet été à Paris ( en savoir plus) n'attend pas plus pour en faire de même au Royaume Uni. Une ouverture prévue en novembre à Covent Garden (Londres of course) qui gardera le même concept que l'éco-boutique de Paris. ... matériaux respectueux de l'environnement... animations... conseils personnalisés... vente des gammes Melvita... et le petit plus (je ne sais pas si cela est possible dans celle de Paris) la possibilité de tester les produits avant de se décider à acheter! Melvita joue ainsi la carte marketing du "vaisseau amiral" ou Flashing store, très en vogue ces temps-ci auprès des marques (pas que dans le domaine de la beauté) pour se donner une réelle identité, créer des opportunités d'achats, attirer et convaincre par la stimulation sensorielle et capter l'attention par un design et une décoration étudiés, qui renforcent l'image de la marque.
Pour faire suite à mon billet précédant sur le lancement de Mixa et surtout à mon histoire de visuels ( lire ici) ... j'ai de plus amples explications. Mon histoire étant remontée aux oreilles de la community manager qui travaille pour Mixa bio, on ma recontacté. (en vous racontant les "coulisses" je n'imaginais pas que cela irait jusque là! ) Bref, voilà l'explication au refus d'envoi de visuel pour mon article : les personnes qui répondent aux demandes habituellement sont en vacances, quelqu'un d'autre m'a répondu, qui n'a rien à avoir avec la com. On m'a assuré qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une stratégie auprès des blogs, juste une erreur.Je suis un peu déçue que mon hypothèse tombe à l'eau ! mais contente de pouvoir enfin vous montrer les produits et même vous en dire plus : Les démaquillants :Le lait contient 20% d'ingrédients bio et démaquille seulement le visage. L'eau se contentera de 10% d'ingrédients bio et convient au visage comme aux yeux Quant au tonique, il hydrate et rafraîchit, 10% de bio également Le lait pour le corps :intègre 4 ingrédients certifiés bio : l'huile d'abricot, le thé vert, le beurre de karité et l'aloe vera pour un total de 20% d'ingédients bio. La gamme anti-âge :cible les femmes de plus de 50 ans, composée de 20% d'ingrédients bio, soit de l'huile d'argan et du calcium (certifié par Ecocert - comment peut on labelliser du calcium ? un mystère pour moi). Les résultats des tests effectués (sur 40 femmes) montrent des bénéfices très rapides sur la tonicité et l'élasticité de la peau, et une réduction des rides. Les produits ont des parfums totalement naturels et paraitrait-il des textures onctueuses. Tous les produits sont à un prix défiant toute concurrence (entre 5 et 9 euros - tarifs indicatifs signalés par Mixa), ce qui explique peut être la faible part d'ingrédients bio dans la formulation des produits. Ce n'est pas encore le grand tournant vert pour Mixa, mais un pas de plus sur le chemin du bio. (c'était la pensée du jour à méditer !)
J'avais prévu de publier un petit billet sur un gros lancement de Mixa, un petit détail dans la construction de mon article fait que je vais aussi vous parler des "coulisses"...
Le billet :L'an dernier je vous parlais de l'évènement : Mixa lançait sa première gamme de produits bio (toujours en grande surface), un an après la marque fait à nouveau parler d'elle. Très prochainement (pour le mois d'août) Mixa lancera de nouvelles gammes bio : - une gamme de démaquillants : le lait, le tonique et une eau, au thé vert et à l'aloe vera
- le très célèbre Lait pour le corps en mode bio (apparemment il s'agit réellement d'une autre formulation, non pas une petite adaptation bio) à l'huile d'abricot et au thé vert
- et enfin une gamme anti-âge Bio Vital, un soin jour, un soin nuit et un contour des yeux, à l'huile d'argan [ parce qu'Estelle vieillit aussi ;) ]
Le tout à un prix très abordable, on se laisserait bien tenter. Les coulisses :J'ai repéré cette info chez d'autres blogueuses qui étaient invitées à un évènement en avant première pour ce lancement aucunement cité sur le site web de la marque. Pour illustrer mon billet je contacte donc Mixa et demande simplement des visuels des gammes (vus sur d'autres blogs). On me répond que toutes les informations à destination du public sont sur leur site web et qu'il ne peut m'être envoyé de visuels. En soi ce n'est pas un drame, MAIS cela dénote un comportement différent. En général lorsque l'on sollicite une marque pour un renseignement, un visuel, pour écrire un article sur elle, la marque y voit un peu de pub et coopère à coups sûrs. J'imagine qu'ici Mixa veut contrôler son effet de teasing sur internet, en sélectionnant une poignée de blogueuses influentes et en ne communiquant rien au-delà de ce canal... ou alors je réfléchis trop !! bref, c'est pourquoi vous n'aurez pas le plaisir de voir les produits chez moi !
Non vous ne rêvez pas, H&M lance ses produits de beauté certifiés bio !Le scoop se répand petit à petit dans tous les blogs beauté...le lancement se ferait dans quelques jours seulement. H&M proposait déjà des vêtements en coton bio et quelques cosmétiques, le mix est fait ! Personnellement, j'ai du mal à faire confiance aux soins de beauté fabriqués par des marques de mode... et je pense que plus largement ce type de gamme peut souffrir de nos préjugés. On est plus enclin à faire confiance à des marques dont la cosmétique est la seule activité, pour son savoir-faire. Mais je dirais pourquoi pas... je suis vraiment curieuse de mieux connaître les produits H&M. Et puis la politique de prix bas d'H&M peut donner accès à des produits naturels et bio à un public plus large, donc ça c'est positif ! Côté produits : gel douche, lait pour le corps, gommage, baume à lèvre, crème pour les mains (et trousse en coton bio) tout ça dans des tubes au couleurs pastels et acidulées, j'aime beaucoup la présentation.
Une jolie nouveauté chez la marque bio de Nuxe Bio Beauté : du parfum bio. Effet de mode ou pas (?) il me semble que les marques bio se lancent de plus en plus sur ce marché bien particulier mais pas si éloigné des cosmétiques : celui des parfums.Soyons réaliste, lorsqu'une marque de cosmétique traditionnelle lance son parfum - et c'est rare - (je ne parle pas des grands groupes et sous groupes!) elle est en concurrence directe avec les stars du marché, leur image de marque, leur communication, leur célebrité. Dans ce cas là pas beaucoup d'arguments pour se démarquer et trouver sa "clientèle".Par contre, je pense que dans une démarche de consommation plus naturelle, les consommatrices peuvent s'intéresser au parfum sous l'angle du bio et donc par le biais de leur nouvelle marque de cosmétique bio favorite (pour garder une sorte de ligne de conduite beauté bio). Pour en revenir à notre actualité, Bio Beauté lance donc sur le marché deux fragrances très fruitées :L'Eau fraîche de toilette "Petillante et dynamique" au visuel jaune et aux senteurs de mandarine, cassis abricot, ylang ylang... L'Eau fraîche de parfum "Envoutant et sensuelle" couleur mauve composée de bergamote, framboise, noix de muscade... Les parfums sont formulés à base d'alcool bio, d'huiles essentielles et d'extraits végétaux de fruits. (sans conservateur)
Sophie est issue de l 'univers de la biologie et travaille dans le monde de la cosmétique depuis une dizaine d'années. Elle s'implique dans des missions d'innovation et de consulting en marketing pour les marques et a participé au lancement d'une gamme certifiée bio, il y a quelques années. Une réelle compétence sur toute la chaîne de production cosmétique et un oeil avisé pour cette jeune blogueuse ! C'est sa connaissance du marché et son regard critique qu'elle nous fait partager, en répondant à mes questions :Quel est ton avis scientifique sur les ingrédients chimiques pointés du doigt et évincés dans les produits bio, par exemple les paraben ? L’industrie cosmétique est très réglementée, beaucoup plus que l’industrie alimentaire par exemple. Concernant les molécules sujettes à polémiques, je crois que l’on peut faire confiance à l’AFSSAPS (« agence du médicament »). Régulièrement, elle interdit ou met en garde les consommateurs contre des ingrédients douteux.
Au sujet des parabènes, par exemple, l’AFFSAPS les met hors de cause très régulièrement depuis des années. Dans l’industrie cosmétique, même dans le bio, 95% des professionnels sont d’accord pour dire que les parabènes sont safe. Le reste n’est qu’une question marketing (moi-même, je les ai supprimés de ma dernière gamme pour éviter de perdre des clients…). On n’en parle jamais mais il y a aussi des parabènes dans les produits alimentaires, certains médicaments et certains vaccins. On les retrouve même à l’état naturel dans les plantes, et, scoop : une étude, qui va bientôt être publiée, montrerait que pendant la grossesse, les femmes produisent naturellement des parabènes bénéfiques pour le fœtus ! Le côté positif de toutes ces polémiques est que du coup les labos cherchent des alternatives plus naturelles, et que ça fait avancer la science ! Une certification biologique est bénéfique pour le consommateur à quel niveau ?
Pour la traçabilité et la transparence. Pour ne pas avoir à éplucher les listes d’ingrédients quand on n’est pas pro. Mais il existe aussi des marques non certifiées qui font, selon elles, « mieux que du bio » : elles s’interdisent quelques ingrédients autorisés dans les cahiers des charges Ecocert ou Qualité France, comme l’alcool, et mettent un pourcentage encore plus élevé d’ingrédients bio. Le pouvoir thérapeutique / beauté des plantes existe depuis des siècles, est ce que les produits bio actuels utilisent ces "secrets d'antan" ?
Oui, bien sûr, les produits bio utilisent souvent des secrets d’antan. Mais la cosmétique traditionnelle aussi ! Regardez chez l’Occitane, Clarins, Nuxe, Lancôme – quasiment toutes les marques, en fait… Car souvent, les substances médicinales et cosmétiques les plus efficaces sont inspirées ou extraites de la nature. Que penses-tu des groupes cosmétiques, des marques anciennes qui lancent leur gamme bio (Mixa dernièrement) ?
Je suis assez partagée. D’un côté, ça m’agace un peu qu’elles se lancent sur le bio pour des raisons quasi-exclusivement commerciales, de l’autre ça permet de démocratiser le bio : il devient abordable et les importants moyens de communication mis en œuvre permettent « d’éduquer » ces consommateurs, de valoriser le bio. Autre conséquence bénéfique : les laboratoires des grands groupes s’orientent vers une chimie de plus en plus verte. Mais l’arrivée des plus gros dans le bio risque d’avoir des conséquences non négligeables. Caroline Wachsmuth de Doux me confiait son inquiétude quant à l’avenir de la cosmétique bio, et je le partage : elle pense qu’il n’y aura pas assez de cultures bio pour satisfaire tout le monde, que les ressources vont s’appauvrir, et que les fournisseurs de plantes bio privilégieront les grands groupes par rapport aux petites marques. Est ce une réelle envie de produire plus sain, plus naturel ou uniquement pour profiter de la tendance, selon toi ?
Les grandes marques ont des stratégies très réfléchies. A court terme, je crois que la plupart d’entre elles surfent sur la tendance naturelle, pour ne pas perdre de clients et en gagner d’autres. A moyen et long terme, elles savent que le développement durable n’est pas juste une mode mais un véritable bouleversement de notre manière de consommer.
Certaines marques utilisent des éléments de communication du bio alors que les produits sont chimiques, que penser de cette "triche" ? Ca s’appelle du greenwashing (« blanchiment écologique ») et beaucoup de marques en font. Ce n’est pas exactement de la triche, c’est une façon marketing de sous-entendre des choses sans le dire vraiment. C’est pourquoi il faut savoir lire les étiquettes. Encore une fois, difficile pour le consommateur de s’y retrouver, d’où l’intérêt des certifications indépendantes comme celle d’Ecocert. Mais attention, parfois des marques très green et très respectables flirtent avec le greenwashing : Lush, par exemple que j’aime beaucoup, dissimule que certains de ses produits contiennent des parabènes en les nommant par leur nom chimique et non par leur dénomination INCI (norme internationale). Le futur de l'univers beauté selon toi ? écolo ? écolo-chic ? ultra-bio ? ultra-technologique ?...
Il y en aura pour tout le monde ! Chacun d’entre nous a envie d’avoir des réponses sur-mesure à ses préoccupations de bien-être et de beauté. Certains privilégieront le bio, d’autres des produits très efficaces inspirés de la médecine esthétique… Dans tous les cas, l’acte d’achat d’un produit cosmétique devient de plus en plus « militant » : il reflète des valeurs que l’on partage avec la marque et que l’on a envie d’afficher (luxe, naturel, high tech, traditions…). La principale tendance de fond est bien sûr le développement durable, au sens large : des produits meilleurs pour la planète, plus justes économiquement et socialement (arrivée en force du commerce équitable). L’avenir est aussi aux services associés au produit que l’on achète. Des conseils personnalisés en magasin, via par exemple des outils de diagnostic, du coaching par téléphone, des astuces sur Internet, des livraisons à domicile… Bref, proposer un produit seul ne suffira plus ! Un grand merci à Sophie ! Si vous souhaitez la contacter : Sophie Strobel, demaquillages@gmail.com Blog : (dé)maquillages.blogspot.com
Bourjois crée une nouvelle marque (et non gamme) dans son domaine de prédilection, le maquillage. UNE Natural Beauty est bien différente des produits Bourjois que l'on connaît (glamour, flashy, gourmand). C'est une marque plus naturelle comme son nom l'indique, plus "humble", aucune collection saisonnière prévue, les mots "tendance" ou "mode" ne sont pas au programme non plus dans la communication.
Les produits sont des basiques, l'esprit de la marque est bien de valoriser la femme, en respectant sa beauté naturelle et sa peau, sans chercher à camoufler ou tricher. 128 teintes pour 19 produits, le lancement s'annonce imposant et certainement remarqué. Ce qui me plaît, ce sont les engagements que prend UNE Natural Beauty pour être en phase avec les préoccupations actuelles et l'environnement. Les produits sont éco-conçus (emballages réfléchis pour être le moins polluant possible), les produits seront rechargeables (dans un futur proche ?) Concernant les formulations, le maquillage est composé à 98% d'origine naturelle, les colorants, parfums de synthèse, silicones ou encore ingrédients d'origine animale sont bannis. Certains produits sont certifiés Ecocert.
Quant au style visuel, il colle parfaitement à l'esprit de la marque, simple, épuré, et naturel. (Je trouve une petite ressemblance avec Clinique, en vert, mais c'est un avis très personnel et ça me plaît assez)
Une vraie bonne idée pour Bourjois... je pense qu'on a pas fini d'en entendre parler !
PS : ne pas chercher les produits à côté des autres Bourjois en grande surface, ils seront distribués dans d'autres circuits !
Aujourd'hui c'est Edith Geahel, responsable marketing de la marque Patyka qui répond à mes questions pour Actu-Bio.
Patyka, marque de cosmétique bio propose des produits pour le visage, le corps et des parfums. C'est la trouvaille de l'Huile Absolue qui fera démarrer la société en 2004. Ethique, écologie et qualité sont les valeurs épousées par Patyka depuis sa création.
Pour mieux comprendre la réussite de Patyka, je demande à Edith de nous expliquer comment se démarquer dans la "marée bio" actuelle : "Beaucoup de marques bio naissent, beaucoup disparaissent aussi. La qualité des produits fait souvent la différence. L'implantation sur le marché étranger est également une force." La qualité venons-y ; Edith nous parle de certification : "Cosmébio est une association de marques cosmétiques, Ecocert un organisme indépendant de certification. Cette association de deux certifications pour les produits Patyka est donc optimale. Nous sommes également certifiés One Voice depuis peu."
Quelles sont les difficultés lorsque l'on produit du bio en cosmétique : "Les produits bio dépendent de la nature, de la fréquence des récoltes et donc des avaries climatiques." Patyka c'est aussi des parfums, la difficulté est d'autant plus grande de trouver des fragrances provenant du bio : "Le challenge est de ne pas utiliser de parfums synthétiques. Les huiles essentielles sont très parfumantes, elles peuvent être une bonne alternative. Aujourd'hui la méthode d'extraction des isolats est de plus en plus fréquente."
Enfin, on en a déjà parlé, l'emballage des produits joue un rôle majeur dans la conservation des ingrédients, il est aussi un point sensible au niveau écologique.Edith nous en dit deux mots : "Le PET et le PE sont les matériaux à l'empreinte carbone la moins élevée. Attention au PLA et autres matériaux issus des végétaux, c'est une fausse bonne idée."
 Un grand merci à Edith Gaël !

Jérémias Martins, co-fondateur de la marque cosmétique bio Nominoë, accepte de répondre à mes questions pour Actu-Bio.
Pour commencer, Jérémias nous parle de l'esprit de Nominoë : "Nominoë est une marque bio évoquant l'esprit des Landes, des dunes et des forêts de Bretagne. Cette spécificité régionale nous a guidé dans la redécouverte de plantes locales utilisées traditionnellement en soins et en remèdes. Nous proposons une sorte d'exotisme de proximité qui s'accorde parfaitement avec les exigences actuelles de développement durable qui nécessitent de produire localement."
A propos des difficultés de produire des soins BIO, Jérémias nous répond : "Un produit BIO est plus difficile à créer, à fabriquer car on s’interdit d’aller à la facilité. Mais c’est la règle du jeu, c’est notre défi ultra motivant car le résultat est bien meilleur. L'enjeu ne s'arrête pas à la formulation mais aussi à la sélection et à la validation des packagings."
Justement, parlons des emballages : on regarde surtout le contenu des produit, mais le contenant n'est-il pas tout aussi important pour la sécurité, la conservation des ingrédients naturels ? "Les emballages sont très importants dans les cosmétiques bio. Nous savons que certains plastiques sont issus, ils ont un impact écologique coûteux et sont donc interdits par Ecocert.
De nos jours il y a un large choix d’emballages, par exemple en PE, PET, qui sont des emballages recyclables et biodégradables." Il faut savoir que Nominoë a proscrit les suremballages, toujours dans cet esprit de réduire sont empreinte écologique. Jérémias nous explique ensuite l'éthique que Nominoë suit pour ses emballages : "Nous veillons à ce que nos emballages ne soient pas fabriqués par des enfants dans les pays en voie de développement et que nos fournisseurs n’emploient pas de personnel non déclaré, pas d’exploitation humaine…. " Conservateurs, parfums, des sujets d'actualité qui suscitent beaucoup de questions des consommateurs : Jérémias assure que Nominoë utilise comme conservateur des ingrédients naturels et bio, mais il faut se rendre à l'évidence tous les conservateurs chimiques ne sont pas dangereux, ils sont parfois nécessaires pour la qualité des ingrédients : "Sur deux de nos produits on a 2 % de produits transformés mais non violents et non nocifs pour la peau de l’homme, nécessaires à la conservation des bases, autorisés par Ecocert et que nous n’avons pas pu remplacer par un produit naturel." Et côté parfums ? "Pour parfumer tous les produits de la marque NOMINOË, nous avons travaillé avec un « nez de Grâce » qui a crée notre parfum en n’utilisant que des composants naturels. C'est une composition évoquant l'odeur des fleurs d'ajoncs."
 Pour finir, j'ai demandé à Jérémias comment une marque bio naissante comme Nominoë pouvait se démarquer dans la "jungle" du bio. Il m'a d'abord parlé de la difficulté des marques de proposer des produits originaux, lorsqu'elles achètent les formules toutes prêts aux laboratoires qui vendent la même formule à plusieurs marques.
"La seule façon pour se distinguer des concurrents qui ont fait appel au mêm e laboratoire c’est de rajouter un colorant aux produits et de modifier l’odeur en ajoutant des huiles essentielles au parfum de votre choix."
Nominoë crée ses produits de A à Z : "Nominoë se démarque par ses formules spécifiques, fruit d'une étroire collaboration de trois ans, avec notre formulatrice docteur en pharmacie spécialisée dans la formulation cosmétique. Nous nous sommes appuiés sur les « remèdes de grand mères bretonnes » c’est ce qui fait la différence. Le but est d'offrir des produits de grande qualité réalisés à partir de plantes un peu oubliées mais reconnues notamment pour leurs vertus hydratantes, régénérantes, antioxydantes." Un grand merci à Jérémias Martins 
 C'est sur un magazine web canadien que j'entends parler pour la première fois d'agriculture biodynamique. Dr Hauschka, marque naturelle allemande, dont les produits sont labellisés par BDIH (célèbre label bio allemand) se vante d'être acteur d'une agriculture biodynamique avant même que le bio ait été "à la mode". La société Wala qui commercialise les produits Dr Hauschka dispose de son propre jardin en Allemagne et prône une agriculture qui suit le "rythme de la nature".Des soins manuels apportés aux plantes, des engrais naturels produits localement, et l'usage de jachères pour les saisons creuses sont les arguments écologiques de Wala.Ce jardin permet de fournir 80% des ingrédients utilisés dans les produits Dr Hauschka. Le reste provient d'exploitations partenaires du monde entier. Côté communication, la marque n'a pas changé de cap avec l'apparition des nouvelles marques tendances bio. Elle s'appuie sur une certaine simplicité, la naturalité des produits et une production saine. Pas de grandes promesses donc, comme on commence à le voir sur les emballages de produits bio (efficacité prouvée, % à l'appui) mais une grande transparence. Lien vers l'article
Les laboratoires Berdoues surfent sur la vague innovante du bio avec leur nouvelle gamme de produits de beauté à base de légumes bio.Double nouveauté pour Berdoues qui d'une part se lance sur le marché du bio et d'autre part introduit des légumes dans nos pots de crèmes ! une belle initiative pour se démarquer... La gamme Les Petits Plaisirs existait avant le bio et proposait des produits classiques mais déjà gourmands (ex: crème hydratante exquise au chocolat). Pour se faire une idée :> masque revitalisant au concombre (qui n'a jamais posé des rondelles de concombre sur son visage!), > lait démaquillant au radis rose,> crème de jour hydratante à la tomate (on se souvient d'Ella Baché qui sortait ses produits à base de tomate bio : voir article), > crème de nuit anti-âge à l'avocat, ... Pas encore de détails sur les ingrédients, mais j'y travaille ! (lu dans LSA web le 18/05/09)
La marque Naturel d'Argan se lance sur le juteux marché des soins anti-âge, avec trois nouveau produits qui compose la gamme Résurgence jeunesse.Un nom de gamme un peu dur à prononcer mais difficile d'être original sur ce segment déjà très concurrencé ! Bien sûr l'huile d'argan est présente dans la composition des produits, associée à divers extraits naturels (fougère, hibiscus, écorce de chêne...). On notera également la présence de sel d'acide hyaluronique.  Les produits, les voici : Une crème Jour & Nuit, un Sérum Booster à appliquer avant la crème, et le traditionnel Contour des yeux & lèvres.Sur le site web, la marque revendique une gamme Bio et éthique et s'appuie sur des arguments "d'efficacité prouvée". Le label Cosmebio apparaît sur les produits. Ainsi la réelle nouveauté de cette gamme c'est la communication qui s'inspire des soins anti-âge traditionnels, c'est à dire en mettant en avant des chiffres, des % de satisfaction et utilise l'expression "efficacité prouvée". Côté cosmétique "chimique" ce slogan ne fait plus illusion car employé par toutes les marques, mais côté bio c'est une stratégie montante qui essaie de jouer sur tous les tableaux (sécurité, naturalité, éthique ET efficacité) pour se débarrasser définitivement de son image "plantouille".
Après biologique, verte, naturelle, écologique, équitable, voici la cosmétique biodégradable ! Un concept que teste la marque Kiehl's avec son Nettoyant corps Aloe Vera biodégradable sorti fin de l'année 2008. L'idée c'est de fabriquer un produit, dont le contenu est biodégradable autant que le contenant. Aucun label bio bien entendu puisque le produit est composé d'ingrédients "écologiquement favorable" seulement (difficile de définir cet argument) et d'actifs chimiques biodégradables. Mais on retiendra la certification personnalisée C2C Cradle to Cradle, qui assure une conception éco-responsable utilisant donc des matières respectueuses de l'environnement et de la santé, associée à une "responsabilité sociale". Ici cette responsabilité sociale prend la forme d'un reversement des bénéfices à une association qui oeuvre pour l'environnement (celle de Joly Pitt fundation eco system). Voilà un bon argument pour faire passer le prix de ce produit : 20 euros les 200ml.
La marque naturelle et bio Aveda, originaire des USA, vient d'ouvrir un établissement au Québec sous un nouveau concept : Art de vivre.Art de vivre c'est à la fois : - une boutique Aveda, avec ses produits de soins et de maquillage
- un salon de coiffure
- un spa
- un centre de formation pour professionnels de la beauté
Les canadiens proclament déjà leur "Académie" comme un haut lieu mondial de la beauté. Notons que le concept d'académie englobe déjà plusieurs établissements à Tokyo, Osaka, Berlin, Londres, Madrid, New York. Les "élèves" sont accueillis pour une durée de 8 mois et alternent entre cours théoriques et pratique, notamment au salon de coiffure situé en dessous. Petit rappel : Aveda c'est une marque vieille de trente ans, imaginée par un coiffeur, qui a choisi d'utiliser des ingrédients végétaux, et de se tourner vers le développement durable.Lu sur le site de la marque : Aveda travaille actuellement à son implantation en France.... avis aux professionnels qui possèdent un salon.
Dans l'Express du 2 avril, on peut lire un article bref consacré à l'implication d'Yves Rocher dans l'écologie. Outre la fondation Yves Rocher et son action dans le mouvement Plantons pour la planète ( 5 millions d'arbres plantés en Asie, Amérique du sud, ou Afrique) l'article nous dévoile quelques informations. On apprend qu'un spa certifié Haute qualité environnementale est ouvert dans le Morbilhan, peu étonnant pour une marque bretonne d'origine. Toit recouvert de plantes, et soins aux accents bio, voilà ce que propose La Gréé des Landes. Ensuite, on y découvre le nom des nouvelles boutiques : Atelier de cosmétique végétale, éclairées par des ampoule à faible consommation. Enfin des nouveaux produits à l'horizon. Le shampooing I love my planet va sûrement faire parler de lui, avec un nom pareil. Crème de réveil, Crème de coucher et eau démaquillante bio ont élargi la gamme Culture Bio. Cela n'est pas dit dans l'article mais attention toutefois au label apposé sur les produits : par exemple le shampooing est sous le sceau Ecolabel (label européen qui n'assure pas des ingrédients bio mais un cycle de vie du produit écologique).
Un article de la revue LesEchos.fr est consacré aujourd'hui à la marque naturelle ancestrale Weleda. Les grands groupes étant montés au créneau du bio, Weleda n'a plus sa place si confortable sur le secteur. Pour rester en haut du marché il se doit de rester innovant, et de garder sa visibilité en communiquant plus.La marque suisse l'a bien compris et va fortement augmenter ses ressources R&D afin de proposer des produits davantage spécifiques tels que l'anti-âge.Autre pas en avant, la publicité : la gamme bébé apparaît depuis quelques temps sur les pages promotionnelles de magazines pour parents. Enfin son showroom et institut de beauté ouvert à Paris récemment démontre bien la volonté de la marque d'être plus présent. Mais il ne faut pas l'oublier Weleda reste acteur d'un commerce équitable grâce à ses partenariats avec les producteurs locaux du Brésil, d'Italie, de Moldavie ou encore de Turquie. Par ailleurs, un travail est accompli actuellement pour mettre au point des semences in situ de plantes et arbres sauvages (bouleau, l'arnica, l'edelweiss, ratanhia).
A lire dans Enjeux les Echos de février 2009 : " La cosmétique fait une cure de bio" L'auteur dresse un rapide historique de l'offre bio avant de parler des grands groupes qui ont fait le pari du bio, en achetant des marques ou en lançant leur propres gammes. Les nouvelles attentes des consommatrices sont expliquées, avec un impact clair de la part des médias qui favorisent la peur du chimique. Ensuite, l'article s'attarde sur les paraben et le nuage noir qui flotte autour de ces composants pointés du doigt comme étant source de danger. Enfin, l'auteur fait un tour des marques bio, en décrivant leur stratégie marketing et propose des clés de réussite pour gagner des parts de marché. Très intéressant...
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